Importation initiale de 100 000 tonnes d’huile de palme en 2022

Importation initiale de 100 000 tonnes d’huile de palme en 2022

Importation initiale de 100 000 tonnes d’huile de palme en 2022

(Investir au Cameroun) – La demande d’importation initiale de 100 000 tonnes d’huile de palme en 2022, initialement faite par l’Association des raffineurs des oléagineux (Asroc) auprès du Comité de régulation de la filière des oléagineux, a finalement été portée à 143 000 tonnes. Et cette requête, qui induit des importations à un taux de douane réduit, a été validée le 31 janvier 2022 par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé. L’annonce a été faite le 23 février 2022 par l’Asroc, au cours d’une conférence de presse organisée à Yaoundé, la capitale du pays.

Si cette quantité d’huile de palme est effectivement importée, ce sera le plus gros volume depuis l’année 2017, ce qui correspond à une période de 5 ans en cette année 2022. En effet, sur cette période, le Cameroun a toujours importé au maximum 100 000 tonnes d’huile de palme (2018 et 2021), et au minimum 70 000 tonnes (2020). Dans le même temps, 96 000 tonnes d’huile de palme brute ont été importées en 2017 et 80 000 tonnes en 2019, indique l’Asroc.

La revalorisation des volumes d’huile de palme brute à importer par le Cameroun au cours de l’année 2022, selon le secrétaire général (SG) de l’Asroc, Jacquis Kemleu, est la conséquence de l’intensification des difficultés des transformateurs à s’approvisionner en matière première pour faire fonctionner leurs usines. « À titre d’illustration, la production nationale mensuelle projetée et à redistribuer (aux raffineurs, NDLR) pour le compte du mois de février 2022 est de 19 650 tonnes, pour une demande de 126 065 tonnes. Les premières importations doivent par conséquent être lancées », confie le SG de l’Asroc.

Un déficit réel de plus d’un million de tonnes

En effet, selon cette association corporatiste, qui regroupe les entreprises fournissant « 95% des huiles végétales et 98% des savons de ménage disponibles dans l’espace marchand camerounais », le déficit structurel observé dans la filière huile de palme au Cameroun a atteint 160 000 tonnes en ce début d’année 2022, après avoir longtemps culminé à 130 000 tonnes. Ceci, en raison de l’entrée en production d’une nouvelle raffinerie d’huile de palme, dont les capacités de production sont de 500 tonnes par jour ; ainsi que l’augmentation des capacités dans d’autres raffineries existantes.

« Le déficit structurel dont nous parlons souvent est un déficit nominal, qui est différent du déficit réel. Ce déficit nominal est calculé sur la base de 50% des capacités des entreprises de transformation. Sur la base des capacités réelles des transformateurs, le déficit est effectivement beaucoup plus important », précise souvent Emmanuel Koulou Ada, le président du Comité de régulation de la filière des oléagineux.

En effet, dans la réalité, indique le SG de l’Asroc, « la production nationale d’huile de palme brute est de l’ordre de 400 000 tonnes par an, pour une demande industrielle (sans compter la consommation des ménages, NDLR) qui est passée de 1,391 million de tonnes à 1,512 million de tonnes par an ». Ces données révèlent un déficit de production réelle de plus d’un million de tonnes chaque année.

source investiraucameroun.com

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